Turn on the mantra kids.  (Compos) posté le dimanche 04 mai 2008 13:14


Composition datant de 2008.

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Monkey Wonkey (An Ode to Electro-Country)  (Compos) posté le dimanche 04 mai 2008 13:15


Composition datant de 2006.

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Promets-Moi, Emir Kusturica (2008)  (Critiques de Films) posté le dimanche 04 mai 2008 18:27

Blog de billyswanza :Billy Swanza., Promets-Moi, Emir Kusturica (2008)

   L’odyssée citadine de Tsane, jeune paysan ayant grandit au fin fond de la Serbie, démarre par une promesse faite à son grand-père : partir à la ville pour en ramener une icône, un souvenir, et une femme. Mais la quête initiatique du jeune homme se révèle rapidement être un prétexte à une explosion burlesque, parcourue de bottiers alcoolos dégarnis, de moustachus phallocrates excités de la gâchette, de rires, de pleurs, et bien sur d’une idylle. La vraie vie serait-on tenté de penser. Malheureusement, cette tentation est de courte durée car toute l’énergie déployée se dilue dans l’excessivité, et les personnages semblent être réduits à l’état de pantomime.

   La quête de Tsane se déroule sur deux lieux principaux : la ville qu’il découvre pour la première fois, gangrénée par le vice et les exactions des petites frappes locales, et la campagne où son grand-père, amoureux de l’institutrice, dit vouloir mourir. La ville, malgré les apparences, n’est guère plus évoluée que la campagne : on y a la zoophilie facile, et l’on flingue à tout va, alors qu’à la campagne, on travaille dur, et l’on cultive l’amour simple. Le seul élément véritablement moderne apparait via le personnage du mafieux du coin, Bajo, qui souhaite construire le New World Trade Center. Mais cette modernité, est accompagnée par la prostitution, le crime, et une déviance des valeurs morales. Le mode burlesque permet alors de castrer directement cette modernité déviante et donne une tournure très conservatrice au propos du film. Les serbes se castagnent en permanence, mais défendent des valeurs saines. Et Tsane répond plus à la promesse de son grand-père en choisissant le bon chemin qu’en lui ramenant une icône de St-Nicolas.

    Le propos amène donc quelques rares moments d’absurdité poétique appréciable, mais le burlesque accumule les fulgurances, en une contagion hystérique des personnages et des scènes jusqu’à l’étouffement. On assiste à un défilé sympathique de faciès improbables, à une orgie carnavalesque, parfois drôle, souvent lourdingue. Kusturica nous entraine dans un tourbillon frénétique qui, comme la spirale permettant a Tsane d’endormir les bovins, moustachus ou non, finit par réduire l’activité cérébrale du spectateur à néant. Quant au comique de situation qui parcourt le film, il est aussi usé, déglingué, et arriéré que le petit village de Tsane, quadrillé de trappes piégées, et de bicoques branlantes.

On est donc loin de la pure poésie que l’on a pu trouver par exemple dans Arizona Dream.      

    Enfin l’image qui résume le mieux « Promets-moi » se trouve dans la première partie du film, lorsque l’institutrice du village prend son bain annuel : une poitrine trop généreuse et trop lourde, virevoltant de toutes parts dans les flots de l’absurdité.

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